L’ATELIER

de Takumi Salaün

Takumi Salaün travaillant une lame dans son atelier
Togi 研 → “aiguisage”Takumi 匠 → “artisan”
Takumi, c’est aussi le prénom
choisi par mes parents
Il y a 5 ans,
j’ai décidé de partir au Japon pour me former à l’aiguisage de couteaux japonais, j’y ai découvert un univers unique qui m’a tout de suite passionné.
Takumi travaillant devant une grande meule d’aiguisage
Gros plan sur une lame tenue contre la meule
Étincelles produites pendant l’aiguisage d’une lame

Photo Grégory Mignard

2021, ma formation

à mon arrivé à Sakai, j’ai la chance d’être accueilli par M.Yoshikazu Ikeda (forgeron reconnu). Grâce à lui, j’intègre un cercle de maître artisans aiguiseurs
(伝統工芸士) et me forme a leurs cotés. Ils m’ouvrent leurs ateliers et me transmettent leurs savoir-faire avec beaucoup de générosité. J’y apprends l’aiguisage des couteaux traditionnels : les lames à double tranchant (両刃 / ryōba) et les lames à simple tranchant (片刃 / kataba), principalement utilisées pour le poisson.

Marteau et lame brute posés sur un journal japonais
Contrôle manuel du tranchant d’une lame
Couteau japonais disposé dans une boîte en bois

Photo Grégory Mignard

2022, arrivé dans mon atelier

Cette année fut pour moi une année d'expérimentation, les installations traditionnelles de Sakai étant particulières. J’ai dû faire un grand travail d'adaptation pour équiper mon atelier en France. Une partie du matériel a été importée du Japon comme la meule à eau, tout le reste a été fabriqué et adapté sur place (backstand, tourets…). C’est grâce aux précieux conseils de Baba-Hamono (coutellerie à Sakai) et au savoir-faire de mon ami Bruno (Concepteur de machines), que ces machines ont pu voir le jour. Chaque machine est pensée pour retrouver la précision et le ressenti de l’aiguisage japonais. En parallèle, j’ai développé le travail du bois pour affiner chaque détail, de la lame au manche.

Échantillons de bois sélectionnés pour les manches
Détail des veines de plusieurs essences de bois

Photo Grégory Mignard

Aujourd’hui,

Chaque couteau que je réalise s’inscrit dans cette continuité. Les lames sont forgées à Sakai, puis aiguisées et montées en Bretagne. Chaque pièce est équipée d’un manche en bois façonné sur mesure et présentée dans une boîte en chêne. Trouver l’équilibre entre tranchant, durabilité et sensation en main. Un couteau doit prolonger la main, accompagner sans contraindre.

“ Je conçois des outils destinés à être utilisés chaque jour, et à traverser le temps. ”
Texture d’une surface d’acier forgé
Meule d’aiguisage en rotation

Photo Grégory Mignard

Takumi Salaün contrôlant le tranchant d’une lame dans son atelier
Plan de fabrication et machine d’atelierCouteau posé sur plusieurs échantillons de boisComposition d’échantillons de bois pour manches